Le régime des indépendants est le moyen le plus simple de commencer une activité économique, mais il implique une série d'échéances fiscales incontournables. En 2026, la numérisation est totale.
1. Inscription au Trésor Public et à la Sécurité Sociale
Pour opérer légalement, vous devez présenter le Modèle 037 (simplifié) auprès de l'Agence Tributaire. Vous y choisirez votre code IAE (Impôt sur les Activités Économiques). Simultanément, vous devez effectuer votre inscription au RETA.
2. Liquidation de la TVA (Modèle 303)
Trimestriellement, vous agissez en tant que collecteur pour l'État. Vous devez déclarer la TVA collectée (celle que vous facturez à vos clients) et soustraire la TVA déductible (celle de vos dépenses nécessaires). Si le résultat est positif, il est versé au Trésor Public ; s'il est négatif, il est compensé ou le remboursement est demandé à la fin de l'année. Pour en savoir plus, consultez notre guide sur la TVA.
3. Acomptes provisionnels d'IRPF (Modèle 130)
Généralement, les indépendants en évaluation directe avancent 20 % de leur bénéfice trimestriel au titre de leur déclaration annuelle de revenus. C'est une forme d'"épargne forcée" pour éviter les mauvaises surprises lors de la campagne de revenus (Renta) de juin.
4. Facture électronique (Loi Crea y Crece)
Depuis 2026, toutes les factures entre indépendants et entreprises doivent être électroniques. Un simple PDF envoyé par email ne suffit plus ; elles doivent respecter les standards techniques de l'administration pour assurer la traçabilité et lutter contre les retards de paiement commerciaux.